
Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais... j’ai arrêté de rêver un beau matin, j’ai tout planté, j’ai choisi une nouvelle vie, celle que j’ai toujours imaginée.
Le chat fut déposé, mes affaires emballées, j’ai mis mon bazar sur le parquet et envahi les placards.
Je regardai en face et loin parce qu’enfin je ne mentais plus.
Ma télé avait enfin explosé, ça continuait à glander à fond chez les moutons, les gens stéréotypés empruntaient le chemin de la vie, habillés de la même façon, avec le même assureur, cherchant le maillot de bain idéal, lorgnant les mêmes semaines de vacances.
Mais moi j’étais fière de pouvoir contempler mon propre reflet à côté du sien. La sale gonzesse dégénérée avait enfin trouvée son chemin la main dans la sienne pour affronter ce qui nous restaient de la vie. Je pouvais enfin sourire.
Le chat fut déposé, mes affaires emballées, j’ai mis mon bazar sur le parquet et envahi les placards.
Je regardai en face et loin parce qu’enfin je ne mentais plus.
Ma télé avait enfin explosé, ça continuait à glander à fond chez les moutons, les gens stéréotypés empruntaient le chemin de la vie, habillés de la même façon, avec le même assureur, cherchant le maillot de bain idéal, lorgnant les mêmes semaines de vacances.
Mais moi j’étais fière de pouvoir contempler mon propre reflet à côté du sien. La sale gonzesse dégénérée avait enfin trouvée son chemin la main dans la sienne pour affronter ce qui nous restaient de la vie. Je pouvais enfin sourire.



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